Biographie

La famille Dassault s’inscrit parmi ces noms qui font la France : de l'aéronautique aux nouvelles technologies, de la production cinématographique aux groupes de presse, du marché de l’art à la viticulture, des oeuvres sociales qu’elle soutient à celles qu’elle fonde.

Né le 1er juin 1951 à Boulogne-Billancourt, Olivier Dassault devient ingénieur de l’Ecole de l’Air en 1974, puis titulaire d’un DEA de mathématiques de la décision en 1976 et obtient un doctorat d’informatique de gestion en 1980. Passionné d’aviation, il est pilote professionnel IFR et a battu plusieurs records du monde de vitesse. Seul pilote du nom, Olivier Dassault (petit fils de Marcel Dassault, ce génial constructeur d’avions, fondateur du groupe éponyme) est aujourd’hui député à l’Assemblée Nationale et Président du Comité Stratégie et Développement du Groupe Dassault. Il  mène de front plusieurs activités et c’est sans doute sa carrière artistique qui lui tient le plus à cœur.

 

La lumière illumine les regards de ses premiers portraits en noir et blanc. Celle, douce, des artistes de la fin du XIXe siècle. Découverts dès l’enfance, ils inspirent ses premiers clichés. Olivier Dassault débute sa carrière artistique, à la fin des années soixante, en empruntant à la peinture son expressionnisme romantique.

 

Ses photographies révèlent alors deux aspects de sa personnalité ; d’une part, une interprétation poétique, témoignage de son imaginaire laissant libre cours aux émotions et à l’esthétisme ; d’autre part, une recherche technique constante où la lumière tient une place prépondérante.

 

Il fait le choix de se libérer de la contrainte du réalisme et explore la couleur comme source d’énergie. Il tente de fixer ou de recréer le mouvement en cultivant les effets. De la courbe des corps à celle du ciel, des paysages aux visions urbaines, son environnement devient la matière de ses explorations.

 

D’année en année, Olivier Dassault s’émancipe et se laisse guider par le quotidien à la manière des impressionnistes. Une nouvelle réalité apparaît, où l’invisible transcende le visible. Il reprend ainsi inconsciemment la pensée d’Héraclite, pour lequel « l’harmonie invisible vaut mieux que celle qui est visible ».

 

Par ses nouvelles prospections, il capture les lignes majeures. Cette volonté s’affirme dans des séries structurées et quasi linéaires, par lesquelles il tente de saisir l’écoulement inexorable du temps au piège de sa chambre noire.

 

Fidèle à son Minolta XD7 et à la surimpression à la prise de vue, il modernise son approche et affirme son propre langage photographique.

 

Depuis plus de quarante ans, Olivier Dassault construit un travail artistique enrichi par son parcours éclectique, pour proposer une nouvelle vision du monde, où l’émotion le dispute à la sensation.